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Rencontre avec Benoit Solès

Alors Benoit, digital minded ?

Oui, évidemment et digital active surtout. Tout coexiste dans mon téléphone : Instagram, Twitter, Facebook, des applis de voyage, Netflix, Opéra de Paris, MK2, Apple Music, je suis connecté. Dans ma vie perso évidemment. Bien davantage dans le travail. Notre équipe sur mon dernier spectacle communique avec un groupe What’sApp. C’est avec Dropbox que nous partageons tout : nos fichiers, nos images, nos travaux. Nous gagnons un temps fou. J’assure même en direct la promotion de La Machine de Turing sur Instagram. Quelle incroyable sensation que d’être en lien direct avec le public. Tenez aujourd’hui, le teaser vidéo de la pièce a été vue par 3.508 personnes : je le sais et je peux agir en fonction.

l’émotion avant les critiques

Dans to see or not to see, ce que j’apprécie le plus, ce sont les émotions. L’émotion, c’est bien ce que nous cherchons à transmettre à chaque création, à chaque représentation. L’utiliser comme guide dans un outil digital pour que les publics puissent trouver et choisir une pièce, me semble être vraiment pertinent. Voir ce dont tu as envie, plutôt que d’aller voir ce que la critique impose, c’est la vraie bonne idée.

Un lien émouvant

C’est vrai qu’il faut savoir lire les commentaires sur to see or not to see avec prudence. Mais globalement, 90% des choses qu’on lit sont belles, les gens sont émus et le disent. La modération même a posteriori, me rassure car elle écarte la profonde malveillance. Ces commentaires, c’est aussi une façon de progresser. On peut assumer totalement ce que l’on fait, et dans ce cas, on décide de ne rien changer. On peut aussi se dire, « tiens, je ne me suis pas aperçu de ce que l’on transmettait, ce n’est pas ce que je voulais », et donc accepter de se remettre en question. Mieux connaître son public, je le vois comme une chance. Il n’est plus une masse anonyme, il s’incarne et un lien émouvant se crée grâce au digital.

Turing et l’innovation

La transformation numérique me passionne, sous tous ces aspects, notamment historiques et humains. C’est pour cela que j’ai choisi d’écrire ce texte sur Turing, ce génie mathématicien qui a quasiment inventé l’ordinateur et sauvé des milliers de vie durant la seconde guerre mondiale. Notre société est plongée aujourd’hui dans une transformation profonde, qui a commencé, il y plusieurs décennies. Cette mutation est technologique mais aussi sociologique et humaniste. Alors vivre avec son temps, c’est savoir selon moi mettre en perspective ces trajectoires humaines brillantes, ce que le progrès permet, et aussi les risques qu’il comporte.

Benoit SOLÈS À l’affiche dans La Machine de Turing
Du 6 au 29 Juillet à 12h05 Au Théâtre Actuel
Textes de Benoit Solès
Mise en scène de Tristan Petitgirard

 

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